La question des 35 heures est reposée par les politiques. Il était temps.
A la tête de mon cabinet d'expertise comptable, qui employait à l'époque environ 600 salariés dont une centaine de cadres, j'ai vécu le passage aux 35 heures.
Après discussions avec le comité d'entreprise et les salariés nous avions fait le choix de passer aux 35 heures payées 39h, dans le cadre d'un accord aidé avec l'embauche de 45 collaborateurs complémentaires et des modalités particulières sur les horaires d'ouverture des bureaux et la gestion de la formation continue.
Grace à la concertation, tout se déroule bien en interne, sauf que le Ministère du travail, pour lequel nous étions précurseurs, traîne les pieds pour valider l'accord, nous fait perdre du temps et contribue à installer le doute dans l'esprit des équipes.
Quand l'accord est enfin mis en place, les nouveaux salariés sont embauchés.
Les équipes qui jusque là ne comptaient pas leur temps, regardent la pendule avec insistance, malgré l'accord d'intéressement. Les cadres perdent de la motivation et l'ambiance se dégrade.
Cette expérience malheureuse a activé ma volonté de vendre mon entreprise fin 2001.Je n'ai pas été le seul dirigeant d'entreprise a prendre ce type de décision à l'époque.
Les politiques devront revenir sur les 35 heures d'une manière globale.
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