Des formalités toujours plus simples mais...
Créer une entreprise est de plus en plus facile... d'un point de vue administratif. Mais l'essentiel de la démarche ne réside pas dans les formalités.
L'image de la France de Courteline s'estompe sans cesse un peu plus. Y compris dans le domaine de la création d'entreprise qui bénéficie d'un véritable coup d'accélérateur depuis plusieurs mois. Dernière initiative en date, le lancement en février dernier du Groupement d'intérêt public (GIP) Guichet Entreprise, qui vise à permettre aux entreprises d'accéder aux informations relatives à leurs obligations administratives et faciliter les démarches d'immatriculation et d'obtention d'autorisation d'exercer via un portail unique*. Ce dernier était jusqu'alors développé en phase expérimentale par l'Association Guichet Entreprise. L'État, les instances nationales des différentes chambres consulaires, l'INPI et Infogreffe ont dernièrement signé une convention de trois ans pour "changer de dimension" et "passer à l'échelle supérieure".
Parcours de qualification du projet ?
Cette nouvelle plateforme illustre l'action du gouvernement en faveur d'un mouvement de simplification administrative. «Tout ce qui peut concourir à lever les obstacles - et il y en a déjà beaucoup - est positif. L'allégement des contraintes administratives va dans le bon sens», se félicite Sophie Gras, directrice du Réseau Entreprendre en Aquitaine. «Mais cela ne règle pas la nécessité d'un parcours préalable de qualification de son projet au risque d'enregistrer des coquilles vides.»
«Ne pas mettre la charrue avant les boeufs»
Sentiment partagé par Jean-Paul Debeuret, créateur de la Caravane des Entrepreneurs www.caravanedesentrepreneurs.com . «Il ne faut pas mettre la charrue avant les boeufs. Les problèmes juridiques, sociaux, fiscaux,etc., sont secondaires. Ce n'est pas cela qui fait bouillir la marmite. La vraie difficulté, c'est le problème commercial: quel produit pour quels clients, à quel prix et comment». Paul Debeuret regrette par ailleurs le manque de sensibilisation des jeunes à l'entreprise et à la notion d'entreprendre dans leur parcours scolaire. Il «s'affole» en effet de constater que, jusqu'à présent, la création d'entreprise est absente des embryons de programme connus pour 2012 alors qu'il s'agit selon lui d'un «enjeu majeur». De nombreux sites détaillent les étapes du parcours qui mène de l'idée à l'entreprise, comme celui de l'APCE (www.apce.fr). * www.guichet-entreprises.fr
Source www.lejournaldesentreprises.com le 3 juin 2011
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Merci pour ce commentaire de Jacques Hellart (ci-dessous), que je partage.
Je pense que le régime de l’auto-entrepreneur, est intéressant car il permet de créer sans risques et sans avancer de l’argent.
Mais on a trop fait croire aux gens que c’était facile de devenir entrepreneur.
Aujourd’hui les auto-entrepreneurs qui ont échoué font une publicité négative à l’entrepreneuriat ( vous savez qu’un client mécontent en parle à 9 de ses relations, alors qu’un client content en parle à 3). Je pense que cette rumeur négative, ajoutée à la crise, est une des raisons de la baisse de la création d’entreprise actuelle (qui va continuer).
J’ai tourné avant la mise en place du régime de l’auto-entrepreneur une vidéo accessible sur www.tvdesentrepreneurs.com « pourquoi les français créent moins d’entreprises que les anglais et les allemands »
Nous aurions pu croire que la mise en place du régime de l’auto-entrepreneur et ses statistiques flatteuses, faisait des français un peuple d’entrepreneurs.
Je ne le crois pas.
La protection très forte des salariés, le nombre important de fonctionnaires, la pression sociale et fiscale font que les français majoritairement préfèrent ne pas entreprendre.
Jean-Paul Debeuret - Organisateur de la Caravane des Entrepreneurs et Créateur de Tv des entrepreneurs
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